03 février 2018 ~ 0 Commentaire

Culture du Mâle alpha, un complot féministe ?

Culture du Mâle alpha, un complot féministe ? dans Féminisme maxresdefault

 

Avant propos : Attention, je ne renie pas l’existence et l’influence de la domination (au contraire, je m’appuie sur des travaux dessus), je transmet des pistes de réflexion parfois autres, souvent complémentaires.

Un constat amer :

« Les mecs, c’est que des salauds, surtout ceux qui m’attirent. »(1)

Cette phrase plus ou moins nuancé (salaud, dominant, riche, qui a réussit…) a pourtant été bien étudié… Mais, en tout cas, il est plutôt commun que l’on encourage ce genre de comportement quand on donne des conseils de drague, dans un sens publicitaire de répondre aux « incentives ».
Il faut « être sur de soi », c’est au mec de faire le premier pas…
La masculinité étant basé sur les études qui définissent plutôt comme « ce que les hommes sont supposés être », se que l’on attend d’un homme. (Féminité pour les femmes)

Pourtant cela n’entre-t-il pas en contradiction avec des valeurs féministes ?

Les femmes qui ont conscience de cela, sont moins tolérantes envers les hommes dominants mais sans pour autant arriver à donner une place aux autres ? Apprenez à aimer les « mauvais » (au sens nietzschien), et vous renverseriez le paradigme du « patriarcat » ?

Non, au contraire, on fait un éloge de la féminité, sous prétexte de libéralisme, on laisse les femmes se complaire dans une image hyper féminisée de la femme (oui par prétexte de liberté, on encourage le moutonnage, pour un libertaire, c’est l’inverse de la liberté !), dans l’image femme-objet (voir pub, magasine, tv…), voir hypersexualisation (Inspecteur gadget ou voir les youtubeuses beauté, autres…)
Tu veux des clichés ? ils sont parfois portés bien plus par les femmes elles-même (parce que ce sont des pauvres femmes manipulables par le patriarcat ?) que par des connards.
Et par contre on voudrait que la masculinité qui répond aussi à une attente de la société, réponde autrement… Et c’est le cas, d’ailleurs en parti, certains hommes grâce au féminisme se mettent à changer, à essayer de répondre à d’autres attentes. (Qui ne sont pas celles des femmes, d’ailleurs, et qui se retrouve frustré et seul. Perpettrant la logique évolutionnaire que les connards enfanteronts plus, perpettrant le patriarcat dans leur éducation… C’est mon propos.)

soyez-un-homme-alpha dans Philosophie

Il est clair qu’aujourd’hui, certains féministes et les femmes, en général, posent des prémisses qui semblent paradoxales.
D’un côté, on a une volonté d’égalité entre les sexes, diminuer les écarts entre les sexes = Les femmes doivent gagner autant, être au même niveau (de qualification, de responsabilité)… etc Et dans le même temps, on observe que l’augmentation de l’émancipation des femmes produits un effet inverse : « plus les femmes gagnent d’argent, plus elles ont tendance à privilégier la richesse comme déterminant du partenaire idéal et à vouloir un compagnon d’un statut social au moins équivalent au leur. »

Les mouvements non-inclusifs (qui n’inclus pas les hommes) sont aussi assez étonnant quand on parle d’égalité des sexes.

On est aussi souvent, soit on est dans un discours victimaire qui cantonne la femme à un rôle bien défini (de victime) qui fait que si tu parle de la femme sans parler de sa souffrance, tu ne parle pas d’une « vraie » femme d’aujourd’hui. Les féministes d’hier sont les sexistes d’aujourd’hui.
Soit on est dans du discours WAW (wowen are wonderful), qui veut que tout se que font les femmes, c’est « wonderful », alors que quand c’est les hommes, c’est du sexisme patriarcal. (Quand les femmes font mieux, c’est bien. Quand elles font moins bien, c’est le système)
De même, on peut voir des féminismes prôner la liberté, en refusant catégoriquement la possibilité d’avoir une vision féministe différentes de la leur. (Moi j’accepte que le mouvement WAW est une volonté féministe, je ne suis par contre pas d’accord avec leur façon de faire. Alors puisse-t-ils accepter que je pense qu’il faut inclure les hommes dans le féminisme.)
De même les Femens me paraissent aller trop loin car définir les limites du féminisme dans la sexualité ne fait pas vraiment consensus.
Je parle évidemment que des aspects négatifs, je pense aussi du bien, mais j’ai un parti pris, je m’y tiens.

Et je pense que féministe doit quand même parler de la définition de base : « définir, établir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes », et se que je critique en tant que féministe, c’est souvent lié à cette perte de repert commun entre tous les mouvements dit féministes.

Tout cela, augmente de ce fait, la pression sociale (pression de sélection) sur le partenaire pour qu’il réponde à la demande. Et cette question de sociobiologie est cruciale pour que l’on puisse parler « d’égalité » ou au moins « d’équité », et pour interpréter aussi les comportements et comprendre certaines disparités. Voilà une piste de réflexion, sur les « incentives » = comprendre ce qui pousse (les motivations, les intérets). Basé sur la théorie des jeux, ou le joueur ne fait que répondre aux règles du jeu.

Et donc, mesdames, c’est en décriant aussi les comportements des femmes qu’on pourra essayer de faire changer les règles du jeu.
Et pas seulement en décriant les méchants hommes… Qui nous attirent, que l’on épouse, que l’on pousse à la réussite… « Derrière chaque grand homme se cache une femme » est-ce un propos sexiste ou féministe ?

Ca dépend de comment on l’interpréte. Tout simplement.

D’ailleurs on pourrait poser les problèmes à l’envers. Les femmes qui gagnent plus ont plus de mal à trouver l’amour. Peut-être parce que les hommes n’aiment pas les femmes de pouvoir ? Ce qui pousse la femme à être « moins performante », à ce conformer dans ce rôle (cette argumentaire est valide mais déjà très détaillé et repris en boucle, je vous laisse aller vous y intéresser, et l’un n’empeche pas l’autre, et ne devrait pas empécher l’autre…)

« Dans notre société, le couple repose encore sur un modèle tacite, analyse Jacques-Antoine Malarewicz, où l’homme cherche auprès de la conjointe la protection que lui procurait sa mère ; et il est très tentant pour la femme de la lui offrir. Mais quand ce pouvoir – car c’est bien de cela qu’il s’agit – s’étend jusqu’au domaine professionnel ou à celui de l’argent, il le vit comme un vol de son identité masculine. Il a déjà cédé à la femme le pouvoir sur la sexualité, car c’est elle, désormais, qui décide quand faire l’amour, et sur l’éducation des enfants. Le rapport de force devient alors trop déséquilibré. La génération des trentenaires cherche un nouveau partage des pouvoirs. Pour l’instant, elle ne l’a pas encore trouvé. »(2)

Autres « incentives » contradictoires en rapport avec ce que l’on voudrait attendre des hommes : « le bon ou mauvais gaçon ? » Etre un gentil garçon, ce n’est pas bien vu pour plusieurs raisons…
Et une de ces raisons et le fameux paradoxe : « ce sont les salauds qui m’attirent »
En faites, c’est surtout que les gens trop gentil, trop « bien », sont considérés comme ennuyeux. De même les gros lourds ont l’avantage de donner des messages « en clair ».
Si un bon dragueur à 1 chance sur 10 de conclure (relation sexuel), imaginer le nombre de tentative pour un mauvais, pas forcément attirant, qui lui-même va tout simplement perdre confiance en soi.
La « sélection naturelle » ? Je ne pense pas.
De plus, les femmes ne prennent que rarement l’initiative de la drague, (Et un homme qui n’ira pas à la « chasse » n’aura pas la chance d’espérer que l’inverse se produise)
Il existe quelques exeptions pour les beau-gosses/connus/riche…
Voir les beau-gosse et riche et sadomasochiste (voir 50 nuances de cliché qui nourrisent bien l’ambiguité de la masculinité vu par les femmes.)

Il reste les réseaux sociaux, mais la sélection sur le physique, le niveau économique et social est drastique, l’importance de la personnalité est faible, par contre l’aisance conversationnelle est primordial pour instaurer une confiance qui est moins dure à obtenir en milieu traditionnel (entendre : La timidité ou les extravertis feront peur, ainsi que les maladresses seront plus facilement rédhibitoire.)
https://www.cairn.info/revue-management-et-avenir-2011-4-page-124.htm
Et en général, le mec gentil/introverti ne trouve pas son compte non plus sur ce genre de réseau. c712ba05c1ab41afd960e7f39ba32be0 dans Politique

Ensuite, il y a malgré les changements, que la femme est devenue « plus forte » mais que les stratégies amoureuses sont des stratégies basées sur une prétendue faiblesse. (Faiblesse souvent exprimer comme étant due à un imaginaire par le patriarcat mais pourtant perpetré par un imaginaire et un discours victimants d’une majorité de féministe.)

« Voilà un bon résumé des fluctuations du marché sexuel au gré des stratégies favorisées par les femelles humaines. La préférence de ces dernières va à des partenaires physiquement et socialement dominants, capables de les protéger des prédateurs internes et externes à l’espèce. »
« C’est un choix matrimonial en lien direct avec le degré de vulnérabilité que les femmes s’assignent »

manipulative-bad-boy-600x638 dans Social

 

Bref, en regard de ceci, il est important que les changements s’accompagnent de compréhension entre les sexes. L’équilibre culturel machiste instauré, n’est positif pour personne (Surtout pour les femmes, mais aussi pour les hommes) et cette notion est souvent ignoré voir méprisé. Mais il serait biaisés de croire que seul les hommes (dominants ou non) sont responsables de cette état de fait, de la résistance au changement et du mal qui peut découler de tout ça. D’ailleurs, wikipédia n’arrive à pas se faire un opinion détaillé sans neutralité à ce sujet : « Place et image des hommes » La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (mars 2017) » Ou seul l’avis de l’OMS et celui d’une féministe survit (avis qui n’est même pas retrouvé et donc étaillé sur la page wiki(fr) de cette personalité.) (3)(4)

Ils y a des gens qui souffrent de cette état de fait. Et ils y en a qui peut être empathique et se joindre à la cause. Ce battre contre le patriacat est l’affaire de tous (société), je dirais même, et aussi une affaire d’homme ! xD

st%2Csmall%2C215x235-pad%2C210x230%2Cf8f8f8.lite-1u1 La fameuse Domination masculine reste une théorie d’origine marxiste dont les courants de penser en france se sont énormément inspirés. N’oublions pas que la lutte des classes est discutable, et que de parler même de classe sociale (Femme, Homme) est contreversé ou tout du moins nuancé par un contexte précis. « ex : Christine DelphyL’Ennemi principal, l’économie politique du patriarcat. »
Néanmoins, cette vision, qui veut que l’homme domine et est la cause de tous les maux est malheureusement majoritaire dans les courants féministes et explique presque tous les comportements (et justifie aussi la négation de la critique, d’autant plus si le genre de l’interlocuteur est Mâle. Et s’il ne l’est pas, ça reste une preuve de la soumission au Mâle. Cf : « culture du viol »)

Hors contexte, un argument intéressant : « Ces dernières années, il a été constaté une tendance malheureuse à jeter la faute sur la « culture du viol » pour des violences sexuelles largement répandues sur les campus. Bien que ce concept soit utile pour signaler les barrières systématiques auxquelles on se heurte lorsque l’on tente d’aborder ce problème, il est important de ne pas perdre de vue un fait basique : Le viol n’est pas causé par des facteurs culturels, mais par un petit pourcentage des membres de la communauté consciemment décidés à commettre un crime violent(5). ». Message du « Réseau National contre le Viol, la Maltraitance et l’Inceste » pour la maison blanche.

Et je pense qu’il est bon d’être capable de prendre d’autres perspectives si on veut tenter de comprendre le sujet. Et de ne pas être capable de voir les limites de certaines idéologies féministes me semble dommage. (Et donne du crédit à tous les anti-féministes qui se glissent dans certaines critiques légitimes avant d’en faire, sinon une preuve, au moins une prémisse, avant de globaliser sur l’ensemble du mouvement féministe. Comme on dit : « ça sera

repris, déformer, amplifier.») De même, il permet (non pas d’excuser mais) d’essayer de comprendre pourquoi les hommes de pouvoir se sont senti légitime à faire des abus (voir actualité #metoo). Et je pense que comprendre les mécanismes même si cela ne se substitue pas à la mobilisation de l’opinion publique. Permet d’avoir une meilleure légitimité, et peut aider à la lutte pour un monde plus équitable quel que soit son sexe, sa couleur de peau, sa nationalité qui sait…
Je ne crois pas qu’une discussion (et je ne parle pas de dire : Je ne suis pas d’accord, c’est de la merde !), empêche de conclure non pas par les désaccords, mais plutôt par les accords. Et en ce qui concerne le féminisme, je pense qu’il est important de concerner les hommes, et même si c’est marrant de leur mettre le nez dans leur caca… C’est bien de rappeler, que le nez dans le caca, on est tous concernés (mêmes si effectivement, plus certains que d’autres, et même si certainement, en moyenne, plus les hommes que les femmes, et même si, plus les hétéro que les homos. (A priori), et même si parfois plus les non-féministes que les féministes.)

Et l’argument du : On crache sur les hommes parce qu’on en prend plein la guelle, les hommes tuent, c’est bien plus grave, est compréhensible, mais arriver à l’exprimer est mieux. Et arriver à comprendre les limites et les risques de tel débordement (Certains vont juste se sentir : Non concerné, agresser…), est important.
Et éviter d’attaquer les gens qui tentent de comprendre ou contrebalance, ou critique en sous prétextant la « culture du viol » homme-feministe

Pour moi, même si les féminismes sont de courants différents, il est important de promouvoir cette pluralité des voix (et pourquoi pas les limites des raisonnements), même si parfois elle semble contradictoire.
Et surtout, il est important de respecter le débat, parce que un féministe qui en insulte un autre (parfois même d’antiféministe), c’est non seulement triste… Mais je pense aussi que ça dessert complètement le but qui est de promouvoir le « féminisme » (et ne pas faire l’amalgame avec promouvoir une version personnel d’un courant en particulier.)
On peut avoir 2 visions contradictoires qui ont le même but. Si on se divise que le fond alors qu’on a le même but, c’est dommage. (D’où l’intérêt de savoir raison garder)
Et il est vrai que l’émotion et la passion mobilise les esprits, mais il faut savoir raison garder quand on entre dans le débat (quand on sort de l’aspect médiatique). Il est normal de poser la question de l’instrumentalisation de l’émotion et du risque de caricature que cela entraîne.
Il est normal de poser des questions sur des contradictions. Il est normal de suspendre son jugement, ainsi, la radicalité, a-t-elle sa place dans le débat ?
Les idées radicales oui et sont nécessaires, les personnes radicales, je ne pense pas ?
Donc merci aux féministes radicales de promouvoir le féministe, mais quand on débat, il est bon de laisser la place à des féministes plus nuancés (souvent d’ailleurs les écrits dont s’inspirent les plus radicaux sont de bon pour de départ à la nuance)… Juste reprendre les idées.
Et où l’on juge les idées indépendamment de qui ou de l’idéologie qui en fait part et on s’essayant de se minimiser les biais comme :
L’illusion du savoir, l’effet de halo, de l’auto-complaisance, l’effet du retour de flamme, de confirmation, de représentativité, la réification de certain concept (« culture du viol »)…

Bref, alors je suis féministe ou antiféministe, ou un hybride batard qui préfère les idées aux adjectifs (ni l’un, ni l’autre en somme) ? A vous de juger.

Autres sources : Si vous pouvez continuez le travail… Je me suis pas mal inspiré des sources que j’ai déjà mis (*) cité, on peut rajouter :

https://www.infolibertaire.net/le-feminisme-cest-bon-meme-pour-les-hommes/ Pour poursuivre la réflexion.

http://nationalpost.com/opinion/barbara-kay-rape-culture-fanatics-dont-know-what-a-culture-is Critique de la « culture du viol »

https://plato.stanford.edu/archives/win2013/entries/feminism-liberal/ Description de l’idéologie féministe dont je me sent le plus proche.

http://www.slate.fr/story/156302/haine-des-hommes-haine-tout-court Argument légitimant la misandrie voir le mépris.

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lisabeth_Badinter
Plus ces idées que cette page en particulier…

http://www.slate.fr/story/120465/feminisme-misandrie

https://www.parlonspeuparlonscience.com/spip.php?article230

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