23 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

La Psychanalyse, c’est tellement méta.

La psychanalyse, qu’est-ce que c’est ?

La Psychanalyse, c'est tellement méta. dans Philosophie ps021

 

C’est la recherche de la mise en évidence de sens de nos actions par rapport à un inconscient Dans le sens de Freud : « l’inconscient désigne un des systèmes de l’appareil psychique constitué de contenus refoulés à la suite de l’action du refoulement« .
Ce qui n’est pas l’inconscient en terme neurobiologique : Que l’on pourrait définir étant « la différence entre ce que nous faisons de façon automatique et ce que nous contrôlons ». : selon daniel Kahneman, lauréat du prix Nobel d’économie en 2002. Oui, tout simplement.
Notez bien la différence de définition, qui fait qu’aujourd’hui, des qu’on parle d’existence de l’inconscient (ou d’étude de l’inconscient), ça validerait ou tout du moins, ça ramènerait à Freud. (Je pense que c’est une des grandes forces de la théorie dans l’opinion publique. Mais source d’amalgame au sein même de l’enseignement !)

AVANT PROPOS :
Je voulais volontairement passer sur tous les aspects théoriques qui sont intéressants mais relèvent de la thèse invérifiable et invérifiée. Donc de la croyance sous couvert d’une certaine logique.
Mais quelques mots sur :
-Le refoulement, concept pourtant fondamentale en psychanalyse, n’a pas de définition unique selon l’école, et pourrait s’exprimer à travers les rêves dans un processus de déguisement.
Il serait intéressant de prouver cette mécanique… Hors ce n’est pas le cas, et pourtant tellement de chose repose sur cette a priori.
-Ou encore, Le complexe d’oedipe, vaste fumisterie… Presque tout le monde le connait malgré tout, et énormément le défende (dont beaucoup sans connaître le sujet…).
On ne parle de pas de : « ma fille m’a dit qu’elle veut m’épouser, ou fiston veut se marier avec maman plus tard » (Preuve que Oedipe existe? Non.)
On parle du désir inconscient d’entretenir des rapports sexuels (par l’enfant) et de tuer le parent du sexe opposé (Inceste et parricide). Mais heureusement des mécanismes inverses permettent que tout ça n’arrive pas, et donne suffisamment de liberté à l’interprétation…
Ex : Si fiston est très proche de maman (veut l’épouser toussa), c’est parce que oedipe est là. Mais les mécanismes fonctionnement quand même, il veut pas coucher avec elle et tuer papa.
Mais tout agressivité envers papa est lié au fait qu’il veut le tuer, et toute agressivité envers maman et lié à sa culpabilité envers ses propres désirs (3 à 5ans !)
Si fiston est plus proche de papa que de maman, c’est la preuve que le mécanisme inverse (culpabilité inconsciente par exemple) mais son travail, mais ça ne réfute pas l’oedipe ! Et (heureusement) c’est tout à fait normal aussi.
Toutes les situations sont expliqués ! Mais on ne peut pas voir l’oedipe, on ne peut que le savoir a priori et que cette a priori nous servent à tout expliquer.
inceste dans Science
Observation : les enfants (3 à 5ans) ne veulent pas coucher avec les parents (et n’ont en général que très peu de notion sur le fait de prendre du plaisir en baisant et de l’intérêt de le faire ! En dehors de leur expérience avec leurs propres corps). On part sur un préjugé, que l’on ait envie de baiser (inconsciemment) avant même de savoir se que c’est.
C’est une « invraisemblable construction idéologique » qui ne fait même pas consensus au sein de la psychanalyse. (Soit réfuté, soit non universel… etc, et dont PERSONNE ne peut confirmer l’existence)
Ca reste une théorie qui a de grande chance de découler du fait que Freud voulait probablement se taper (consciemment) sa mère, mais comme ça se fait pas, ne l’a pas fait, et a généraliser à l’inconscient (vu que tout le monde ne veut pas se taper sa mère/père) de tout le monde dans l’enfance. (C’est ma théorie)
Et pour citer Freud : [Moi aussi,]« J’ai trouvé le sentiment amoureux pour la mère et la jalousie envers le père, et je les considère maintenant comme un événement général de la prime enfance.[...]« . Et aussi en connaissance de sa capacité à vouloir généraliser à outrance.

-On peut aussi parler d’austisme. « Faute de la mère »… Avec une culpabilisation des parents assez effrayante, sans aucune preuve surtout… (Pour les rassurer j’arrive à comprendre l’idée… Mais pour les culpabiliser, là ça m’échappe.). Aujourd’hui plus beaucoup de psychanalystes soutiennent cette idée.
CorteX_Autisme_LeMur_Danon_Boileau dans Social
-Et je ne parle pas du fait que quasiment tous les concepts partent du vocabulaire « classique » de la réalité, mais change de sens (cf mot inconscient), deviennent relatif à la psychanalyse. (Et le sens peut aussi changé selon la façon de l’interpréter. Pratique pour dire tout et son contraire.)

Parlons plutôt de son aspect pratique :

LA CURE PSYCHANALYTIQUE
La demande nait d’une souffrance psychique ou d’une volonté de se connaître soi-même.
Elle est une « méthode de traitement des désordres névrotiques », mais son but n’est pas de « guérir » mais une « récupération de ces facultés d’agir, de penser et de jouir de l’existence »

Pour cela, le patient va parler avec un psychanalyste par association libre (le patient dit tout ce qu’il veut), le psychanalyste se veut bienveillant, à l’écoute du sens que pourrait avoir le contenu (sens inconscient) et du contenu lui-même pour guider le patient à penser ou voir les choses différemment et donner d’autres sens à son histoire.
Le moteur de la cure est le transfert, des affects du patient vers l’analyste (et inversement, appelé contre-transfert). (Le transfert est aussi un débat à part entière)

Déjà commençons par ce dont tout le monde s’accorde. La psychanalyse n’est pas une méthode curative. (Et non, on ne soigne pas avec. Même si ça reste, à mon humble avis, un des principaux motifs de consultation. (je n’ai pas de chiffre là dessus))
Néanmoins, les psychanalystes pensent que l’évaluation des bienfaits de cette discipline, sont trop subjectif pour être analysé.
De même les inductions faites (Partir d’un cas particulier pour faire cas d’une généralité) ou les inférences (partir de principe pour en tirer une conclusion), ne sont applicable que partiellement (Inductions variables) Empêchant de ce fait des études « classiques » sur le sujet.

Autres choses qui découlent de ces « non-règles », la psychanalyse n’est pas normalisée. Dans une même situation, selon le psychanalyste, vous aurez des réponses très différentes. (Sachant que certains ne disent rien, laisse le « transfert » sans interagir, d’autres oriente le patient… etc)
Concernant les interprétations (recherche du sens inconscient), certains suivent plus Freud, certains, d’autres écoles, « Lacanienne » par exemple (Quand on connait le personnage, on peut se demander comment on peut le suivre) mais en faites, chacun interprète surtout comme il veut. Et je ne parle pas du fait que le titre psychanalyse n’est pas protégé. N’importe qui (qui connait vaguement le concept) peut le faire. Même si avoir fait une analyse semble être un prérequi (Non légal ?).
Et je citerais un psychanalyste (Alain De Mijolla) : « Le mot psychanalyse recouvre maintenant, comme une étiquette fallacieuse, trop de théories et de pratiques diverses, d’ou ma suggestion d’en remplacer l’usage par la pensée de Freud »

Bref, on a ici, un beau bordel. Qui découle de l’impossibilité de vérifier une théorie, et donc logiquement, soit : suivre un des penseurs, soit créé une branche annexe. Mais interdisant tout consensus (au sens scientifique) par la façon même d’exposer son idéologie

CorteX_Quote_Popper-300x141 dans zetetique

Cette irréfutabilité, (La réfutabilité est un concept introduit par Karl Popper) rend cette théorie intéressante, mais nous oblige à réfléchir dans le domaine de la métaphysique et non de la connaissance.
Même si pour Kant « La métaphysique est la science qui contient les premiers fondements de ce que saisit le savoir humain. Elle est science des principes de l’étant et non pas des principes de la connaissance »
Je n’aime pas que l’on puisse appeler ça une science. Car cela recoupe aussi le domaine de la « théologie ». Mais ce qui est quand même décrit comme : « non pas des principes de la connaissance ».

CONCLUSION
La psychanalyse est une discipline métaphysique, comme peut l’être les religions. Mais répond à un besoin, celui de l’écoute, de la recherche de soi, du bien-être… Comme les thérapies pseudo-scientifiques (et les religions en faites…).
(Parce que le système ne le propose pas autrement, j’entends bien)
Malgré le poids de l’histoire en France de cette discipline, et le poids des personnalités (souvent riche)/journalistes, et l’ambiguïté lié à son nom (sérieux, faire la différence entre psychiatre, psychologie et psychanalyste… Ça prend bien les gens pour des cons).
On pourrait quand même se rendre compte, que ce sont des adeptes sous couvert de « science », qui se font 50 euros par séance à soit dormir (pour les plus Freudien), soit à interpréter les choses un peu comme ça leur vient. (Influencé par l’école de penser…)

On peut cité le grand LACAN lui-même dans ces 3 citations :

« La psychanalyse est une pratique délirante, mais c’est ce qu’on a de mieux actuellement pour faire rendre patience à cette situation incommode d’être homme. C’est en tout cas ce que Freud a trouvé de mieux. Et il a maintenu que le psychanalyste ne doit jamais hésiter à délirer » (Ouverture de la section clinique, Ornicar? Bulletin périodique du champ freudien, 1977, n° 9, p. 13).

« La psychanalyse n’est pas une science. Elle n’a pas son statut de science, elle ne peut que l’attendre, l’espérer. C’est un délire — un délire dont on attend qu’il porte une science. On peut attendre longtemps! Il n’y a pas de progrès, et ce qu’on attend ce n’est pas forcément ce qu’on recueille. C’est un délire scientifique » (L’insu que sait de l’une-bévue s’aile a mourre [sic], Ornicar? Bulletin périodique du champ freudien, 1978, n° 14, p. 9).

« La psychanalyse est à prendre au sérieux, bien que ce ne soit pas une science. Comme l’a montré abondamment un nommé Karl Popper, ce n’est pas une science du tout, parce que c’est irréfutable. C’est une pratique, une pratique qui durera ce qu’elle durera. C’est une pratique de bavardage » (Une pratique de bavardage. Ornicar? Bulletin périodique du champ freudien, 1979, n° 19, p. 5).

citation-la-metaphysique-consiste-a-essayer-de-prouver-l-incroyable-en-faisant-appel-a-l-inintelligible-h-l-mencken-188542

Je suis passé aussi sur l’histoire… Mais la façon dont Freud a créé le concept et le mouvement sont embarrassantes. Relevant d’un Freudisme (culte de Freud), qui d’un point de vue social est très intéressant. (Je vous invite à lire le livre noir de la psychanalyse)
De même Lacan a aussi théoriser de différente manière dont aussi mathématiquement ??? Un wtf digne du mouvement. Toujours aussi intéressant d’un point de vue social.
J’ai aussi trouvé ceci : https://fr.wikipedia.org/wiki/Critique_de_la_psychanalyse
Ou encore une conférence d’1h de Jacques Van Rillaer (Docteur, Professeur dans 2 université, qui a travaillé entant que psychanalyste, co-auteur du livre noir, entre autre): Image de prévisualisation YouTube

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Estrelladelaesperanza |
ATE CLPS |
Nosavisentantquetesteusesde... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Crmtap
| Infodentger
| pubtapmap