14 avril 2020 ~ 0 Commentaire

Communiquer

Ce que l’on croit dépend des interrogations et des réponses dans notre esprit, elle naît d’un dialogue de nous avec nous-même.

 

Je pense qu’il est assez difficile en soit de se poser les bonnes questions et d’arriver à y répondre de façon correct. Nous ne sommes que des êtres humains, nos capacités sont limitées.

De ce fait, découle que les questions que l’on pose ne sont pas optimal et les réponses qu’on y apporte sont limités, d’ailleurs la question de savoir quels sont les questions optimales est encore à l’étude.
Par contre, nous savons nous organiser en réseau, tel un réseau de neurone qui améliore les performances globales ensembles.
De plus, nous essayons de classifier les questions et de classifier les réponses afin d’essayer d’avoir une meilleure vision que nos faibles capacités nous permettent d’avoir.

 

Les sciences sont des réseaux composés de divers experts qui tentent de se prouver les uns les autres qu’ils ont raisons. C’est un gigantesque réseau de discussion, et d’ailleurs une partie de ces réseaux se demandent quels sont les défauts et comment améliorer ces réseaux.
Le tout en fait des outils particulièrement intéressants. C’est en quelque sorte, ce que l’humanité a fait de mieux à l’heure actuelle, tout en continuant à essayer d’améliorer ce processus.
Tout ceci est passionnant et je vous invite en ces temps de confinement à vous émerveiller des connaissances et de la façon dont ces connaissances sont produites par ce biais.

D’ailleurs philosophie et sciences sont une seule et même chose.
La recherche de savoir et de sagesse.
J’ai du mal à concevoir une vie sans au moins un peu de cela = De manière totalement arbitraire.

Pourquoi faire un éloge des sciences et de la philosophie en règle générale pour parler de communication ?
Parce que j’aimerais faire le parallèle entre : comment fonctionne les sciences et comment nous fonctionnons individuellement afin d’améliorer notre communication collectives..

Les sciences fonctionnent en réseau, la façon dont fonctionne ce réseau dépend des règles du réseau et de la qualité des méthodes que les individus utilisent (que ce soit pour produire de l’information ou analyser l’information).
Ainsi, on peut observer qu’un réseau qui fonctionne bien produit beaucoup et de relativement  bonne qualité (malgré beaucoup de déchet) et ensuite arrive à faire le tri entre le vrai et le faux.
Et les sciences font ça pas trop mal (ce n’est pas fou mais c’est mieux que la plupart des réseaux s’autoproclamant « chercheur de vérité »)

Maintenant, que voit-on a l’aire d’internet, de la profusion de l’information ?
Et bah la production de l’information est en grande majorité le relai d’information préexistante et que vitesse de propagation de l’information dépend majoritairement de cluster (Entendre des personnes qui sont suivi par beaucoup d’autres, des influenceurs), et que ces clusters ne sont souvent pas choisit pour la qualité de l’information qu’ils circulent, mais plupart par des choix personnelles très subjectifs (un gamer que j’aime bien, une chanteuse connu, Trump ?).
Ainsi, on voit apparaître très nettement, des bulles de filtre, qui font que les informations les plus fiables vont finalement toujours tournés entre les personnes ayant la même méthodologie de partage de l’information et surtout que ces informations fiables vont moins bien se diffuser car la méthode de tri étant coûteuse en temps et en énergie, ces informations n’ont pas de raison de se propager. Sans compter le phénomène de la nouveauté et de l’émotion, qui joue un rôle biaisant dans la propagation de l’information.
En revanche, dans les bulles de filtre moins rigoureuses cela va avoir tendance à propager l’information plus vite et elle aura tendance à dépasser ces bulles habituelles, que l’information soit vrai ou non.

Quel remède contre cela ? Pas grand-chose de miraculeux (le mot du mois), mais comme les sciences, meilleurs sont les individus vis-à-vis de la méthode de production et surtout de tri, meilleurs sera le résultat final.
Donc il est important de se demander quand on produit de l’information, comment faire pour dire le moins de merde possible (c’est souvent le rôle des scientifiques ou des experts), et il est important de se demander comment faire pour trier l’information de manière optimale (ça c’est notre rôle à tous).
1èrement, suivre une personne qui ne vérifie pas les informations qu’elles propagent (même si vous ne la suivez pas pour cette raison) fait du mal, malgré elle, à notre communication globale et donc notre réflexion commune.
Ainsi, il faut se montrer particulièrement critique des clusters (influenceurs) et leur rappelé le devoir d’exemplarité qu’ils ont car, l’impact est important.
Une notion particulière aux politiques, dont la popularité est indépendante du partage de fausses informations (enfaîte, c’est même parfois gratifiant pour eux), ce qui dénote pas que les politiques sont des gros nuls, mais que ceux qui les suivent s’en moque. Donc c’est clairement de notre faute.
Par ailleurs, s’il faut critiquer les médias, c’est sur cela. Ce devoir de prudence épistémique et de qualité dans le débat. (Que clairement, ils n’ont pas suffisamment)
Par ailleurs quand dans un « débat » pour juger de l’influence de l’homme sur le climat, avec 3 experts pour et 3 contres. Il y a une forme trompeuse pour le téléspectateur alors qu’il existe un consensus scientifique. Cela doit être vivement critiquer, et devrait provoquer une baisse d’audience (d’au moins ceux qui ont ce savoir) à long terme. Ce n’est pas ce qu’on observe.

Car c’est à nous d’apprendre à juger de la pertinence de ces influenceurs.
Ils ne le feront pas pour nous ! Il ne faut pas attendre que d’autre pense à notre place ou alors il faut admettre qu’on a pas d’avis particulier sur la question et arrêter de suivre et partagé ces émissions/avis.
Quand les médias se ruent sur la nouvelle information à la mode (COVID ?), il est de notre devoir d’éviter ces médias qui se ruent sur un filon, crée du débat là où il n’y en a pas (HQC dans le débat public ?)
Quand Le Pen relai qu’une mosquée a fait un appel à la prière pendant le confinement. Bon, quand on connait les politiques, on prend toujours des pincettes, quand c’est le RN, encore plus, et quand c’est le RN qui parle de musulman, je crois qu’il est de notre devoir de ne pas croire d’ambler en cela et d’aller vérifier si on veut reprendre l’info a notre compte, non ? (Cette information, qui me paraissait possible, était fausse)
Quand un médecin spécialiste de maladie infectieuse (influenceur de qualité !) affirme avoir un traitement qui donne des résultats spectaculaire, ça ne coûte rien de vérifier sur quoi il se base pour dire ça avant de crier victoire ? (La victoire ne passera pas par ce traitement, au mieux, c’est le meilleur traitement disponible et cela n’a toujours pas été prouvé à l’heure où j’écris ceci)
Enfin, il faut bien se rendre compte des effets pervers de la nouveauté (nouvelles informations et situation d’urgence) et des informations chargés émotionnellement.
Il faut savoir s’en méfier plus que d’autres.
Et une mention spécial aux informations de prédiction. Le futur est incertain, il faut savoir s’y préparer, mais on ne peut presque rien affirmer catégoriquement, donc quand on parle du futur ou qu’on entends parlé du futur, il faut prendre plus de précaution encore car ayant souvent moins de fait vérifiable, ce sont nos biais qui risque encore plus de dirigé nos choix : car même si des joueurs gagnent, d’autres perdent, il ne faut pas perdre de vue que le casino fini toujours gagnant.

La prudence épistémique. C’est mettre au conditionnel toutes les informations qui nous parviennent comme réponses à des questions. Quand on ne connait, ni la question, ni le cheminement qui amène à la réponse, ni même de savoir si c’était la bonne question à se poser et le bon cheminement à prendre pour répondre à cette question.
A l’heure d’internet, il semble vraiment important d’être plus prudent.

BREF, quand on a une information, il faut arriver à la prendre pour ce qu’elle est : Quelque chose dont finalement on ne sait pas grand-chose. Et donc, faire preuve d’un minimum de prudence.
En revanche, quand on a des informations que l’on connait bien : exemple 1+1=2, il faut prendre le temps de plus les diffusés, de plus les partagés, car ces informations « évidentes » sont plus souvent vrai et plus souvent pertinente que la plupart des actualités ou des avis de la plupart des influenceurs.

Et a l’heure des informations à tout va, s’intéresser aux priorités de la vie (philosophie), partagé des connaissances (sciences), partagé de l’art dont de la lecture inspirante, me parait tout à fait un moment approprié.

Par ailleurs, ce que je dis-là n’ayant aucune valeur épistémique (disons qu’il y en a, mais il faut chercher, ou déjà savoir, en plus je ne donne aucune sources), donc n’a va vocation à être relayer sur parole : Elle cherche juste à toucher les gens proches de moi et à les faire réfléchir.

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